Le 8 juillet dernier à Paris s'est tenu la première édition de "Monumenta". Nouveau rendez-vous avec la création contemporaine cette exposition placée sous le signe du dialogue s'est déroulée dans un cadre prestigieux, la nef du Grand Palais.
L'Allemand Anselm Kiefer, artiste de renommée internationale, a eu carte blanche. Chute d’Etoiles est donc le fruit de cette rencontre entre le monument d’acier et de verre et son locataire de passage.

Anselm Kiefer entretient, depuis de nombreuses années, a rendu hommage à sa façon à la double thématique : la mémoire et l’engagement. Il n'est pas inutile, de ce point de vue, de rappeler que Kiefer est né en 1945, dans les derniers jours du IIIe Reich, et qu'à travers son travail, il s'est, pour une grande part, évertué à dénoncer l'horreur nazie, forçant ses compatriotes à un exercice de mémoire historique.

Pour José Alvarez, le commissaire de Monumenta, ce «village» fait de tôles, de plaques de bétons et de divers autres matériaux de récupération renvoie à l’idée, chère à l’artiste allemand, «du labyrinthe qui promènerait le visiteur à travers les thématiques qui nourrissent son travail de manière récurrente comme la poésie, la kabbale et surtout la cosmogonie à laquelle la maison fait référence».